Recommandations de l’ASSTSAS pour la prévention de la transmission d’infections aux travailleurs

Avant l'application des mesures de prévention (pratiques de base et précautions additionnelles), des principes de départ s'imposent :
- la vaccination appropriée, mesure préventive de premier choix, doit être offerte aux travailleurs à risque d’exposition et le suivi d
e leur état immunitaire doit être effectué selon les recommandations en vigueur.
- les règles d’hygiène de base doivent être respectées par tous.
- Le lavage des mains après s’être mouché ou être allé aux toilettes et avant la manipulation d’aliments. En l’absence d’eau et de savon, utiliser un produit antiseptique.
- l’hygiène respiratoire pour tousser ou éternuer : couvrir la bouche et le nez avec un papier-mouchoir ou le faire dans le pli du coude ou le haut du bras.
Pour contrôler les risques d’infection, des mesures de prévention sont regroupées dans un système à deux paliers.
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Les pratiques de base
Elles doivent être appliquées pour tous les clients, sans égard à leur diagnostic établi ou présumé. Elles sont
requises en fonction de la tâche à exécuter s’il y a présence d’un liquide biologique et la possibilité d’y être exposé.
- L’hygiène des mains est suffisante dans plusieurs situations. Lorsqu’il existe un risque de toucher ou d’être éclaboussé par des liquides biologiques, les équipements de protection individuels (ÉPI) nécessaires sont ajoutés : gants, lunettes, masque, écran facial, blouse.
- Le port de gants est obligatoire lorsque l’aiguille utilisée doit être introduite dans un vaisseau sanguin. Il est également recommandé pour les injections sous-cutanées et intramusculaires.
- L’utilisation d’équipements et de méthodes de travail éliminant la possibilité d’exposition constitue la manière la plus efficace de prévenir les infections. L’achat d’équipements sécuritaires est recommandé prioritairement. À défaut, élaborer et standardiser des méthodes de travail sécuritaires.
- Lorsque des aiguilles standards sont utilisées, elles ne doivent jamais être recapuchonnées. Des contenants appropriés doivent être disponibles à portée de main (50 cm) pour permettre leur élimination immédiate. Ceux-ci ne sont plus sécuritaires lorsqu’ils ont atteint leur niveau limite de remplissage. Ils doivent alors être changés sans délai.
- Les déchets biomédicaux doivent être gérés conformément à la norme CSA-Z317.10-01.
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Les précautions additionnelles
Elles peuvent s’ajouter en présence d’un bénéficiaire chez qui certaines maladies sont suspectées ou diagnostiquées. Elles s
ont basées sur les voies de transmission des infections (contact, gouttelettes et aérienne).
- Les mesures ajoutées peuvent comprendre l’hygiène des mains (avec un savon antiseptique), le port d’ÉPI dès l’entrée dans la chambre, une protection respiratoire ainsi que des mesures concernant les équipements et l’environnement du bénéficiaire.
- Lorsqu’une protection respiratoire est requise, suivre la norme CSA Z94.4-93. Le programme de protection respiratoire doit prévoir l’ajustement des appareils de protection (fit test).
Lorsque les mesures de prévention n’ont pas été adéquates, des mesures postexposition s’imposent.
Un travailleur exposé à des agents infectieux doit avoir accès à un service professionnel capable d’évaluer le risque de transmission (dans un délai de 2 heures pour les expositions au sang). Il doit recevoir les mesures prophylactiques existantes et le suivi approprié. Advenant une maladie professionnelle, le diagnostic précoce permettra un traitement rapide.
RéférenceS
- BOUCHARD, Françoise. Les infections, mesures pour les éviter !, ASSTAS, juin 2008, 24 p.
- BOUCHARD, Françoise et Renée JULIEN. « La prévention des infections : un investissement gagnant... pour tous ! », Le Point en administration de la santé et des services sociaux, vol. 2, été 2009, 4 p.