QUESTIONS CLÉS

 

  • À quoi servent les statistiques ?
  • De quel type de statistiques a-t-on besoin en prévention ?
  • Quels éléments doit-on considérer?

 

Pourquoi des statistiques sur les lésions professionnelles ?

 

  • Pour établir le portrait de la situation en termes de fréquence de lésions, de jours d’absence du travail et de coûts directs.
  • Pour identifier les groupes les plus à risque, les lésions les plus fréquentes et les éléments de la situation de travail les plus problématiques.
  • Pour cibler des priorités d’action. 
  • Pour mesurer l’effet d’une intervention ou d’un programme de réduction des lésions professionnelles.

 

Comment identifier les statistiques adaptées à nos besoins ?

 

Trois étapes clés pour bien préparer les statistiques.

Profil et objectif des utilisateurs

À qui serviront les statistiques ?

Identifier les utilisateurs et clarifier leurs objectifs afin d’orienter les choix d’analyse et de présentation des données en conséquence.

 

Constituer une base de données de qualité

Trouver ou construire une base de données de qualité qui regroupera toutes les informations requises : la personne (titre, fonction, statut), la survenue de l’événement (service, lieu, moment de la journée, causes), la lésion (nature, genre) et ses conséquences (absence du travail ou pas, assignée ou indemnisée). Elle peut alors tenir lieu de registre d’accidents tel que demandé dans la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST).

Examiner les systèmes prévus à des fins de gestion pour apprécier s’ils peuvent être utilisés. La plupart des bases de données d’indemnisation sont incomplètes pour décrire les circonstances des événements accidentels.  

 
Valider les choix de système/logiciel en tenant compte des possibilités de produire les rapports souhaités, d’exporter les données pour vos analyses, d’utiliser l’outil sur une période à moyen et long terme.

Définir des critères d’assurance qualité de la saisie des informations (former le personnel, définir des critères de classification, vérifier la saisie, etc.).

 

Choisir les types d’analyse

L’analyse des informations mérite d’être précisée pour éviter, entre autres, d’y consacrer plus d’énergie que nécessaire. Quelques situations sont décrites ci-dessous.

Pour un portrait annuel, on voudra :

  • comparer la situation actuelle à celle d’autres années, d’autres établissements… ;
  • compiler des totaux de nombre d’événements (événement accidentel, maladie professionnelle, absence maladie, assignation), de coûts et de durées ;
  • avoir quelques données sur la situation pour interprétation (ex. : effectifs, clientèle, etc.) ;
  • calculer des taux (ex. : incidence) et des moyennes.

Pour cibler des priorités d’action ou justifier un achat, on recherchera des similitudes et des différences, en :

  • comparant  les informations (durée, coût, nombre) sous différents angles tels que les types d’accidents, les titres d’emploi, les services, etc. ;
  • examinant plus en détail les données pour certains sous-groupes, pour mieux préciser les difficultés (ex. : catégories d’emplois présentant des maux de dos, tâches qui sont rapportées les plus souvent chez les préposés aux bénéficiaires).

Pour vérifier l’efficacité d’une mesure de prévention :

  • recueillir des données sur une certaine période avant et après l’intervention pour comparer les écarts et l’impact sur les lésions (ex. : nombre de maux de dos lors des remontées au lit avant/après l’implantation de surfaces de glissement).

  

TRUCS ET ASTUCES

 

  • Choisir une base de données et des modes d’analyse conviviaux et utilisables à long terme afin d’éviter de reprendre la démarche ou d’avoir à arrêter faute de compatibilité ou de flexibilité.
  • Saisir les données au fur et à mesure et prévoir les ressources pour entrer les informations régulièrement.
  • Limiter les analyses aux besoins définis.
  • Pour livrer l’information, s’inspirer des différents rapports de votre organisation.

 

POUR EN SAVOIR PLUS

 

 

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