| Quelles sont les méthodes sécuritaires pour effectuer des préparations stériles d'oncologie (produits cytotoxiques) ? |
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D'abord, les manipulations de médicaments cytotoxiques doivent se faire en respectant les consignes de sécurité propres à la manipulation de ces médicaments. Puisque l'employeur a l'obligation de s'assurer de la santé et de la sécurité des travailleurs, il doit aussi s'assurer que les employés travaillent dans des environnements sécuritaires avec les techniques et moyens appropriés à leurs tâches. Le guide de prévention Manipulation sécuritaire des médicaments dangereux publié par l'ASSTSAS à ce sujet a été envoyé aux chefs des départements de pharmacies hospitalières, aux responsables SST et autres personnels concernés.
De plus, il est important de recevoir un entraînement adéquat pour que vous maîtrisiez bien les bonnes techniques de travail qui éviteront la contamination des surfaces (comptoirs, hottes, sacs de médicaments), principale source d'exposition pour le personnel. Il est aussi possible pour votre employeur de procéder à des tests (proposés dans le guide) pour évaluer s'il y a contamination des surfaces de travail.
Si ces conditions de travail sécuritaires sont respectées, vous ne devriez pas craindre pour votre santé et sécurité à moins d'une condition particulière, par exemple, une grossesse en cours.
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| Les gants de nitrile, de latex et de néoprène doivent respecter la norme ASTM D 6978-05 pour être sécuritaires lors de la préparation de chimiothérapie. Cependant, certaines compagnies, telles Kendall ChemoBloc nitrile et ChemoPlus Neophrene, disent respecter la norme ASTM F 739-99a. Ces deux normes sont-elles équivalentes ? |
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Le standard ASTM D 6978-05 est plus récent que l'ancien standard ASTM F 739-99a. Beaucoup de gants actuellement sur le marché ont été testés avec l'ancienne norme. Les compagnies productrices devraient faire tester de nouveau leurs gants selon la nouvelle norme, ce qui impliquerait d'y consacrer un certain budget et un certain délai. Ces compagnies sont libres de faire réaliser ces tests ou non, et à moins qu'elles ne le décident d'emblée, c'est probablement à la demande du marché qu'elles procéderont à ces tests. Quant à savoir si les deux compagnies citées en exemple respectent cette nouvelle norme, il faut vérifier directement avec leur fournisseur. Des gants testés selon la nouvelle norme sont néanmoins disponibles sur le marché.
La nouvelle norme semble plus exigeante que l'ancienne, ce qui se conçoit facilement. Notamment, en termes de perméation, la nouvelle norme s'avérerait dix fois plus sévère que l'ancienne, car le taux de perméation à travers les gants devrait être inférieur à 10 ng/cm2-min versus 100 ng/cm2-min pour l'ancienne. De plus, selon des propos recueillis auprès d'un manufacturier (qui doivent être confirmés), la durée des tests selon l'ancienne norme serait d'une heure, contre quatre heures avec la nouvelle norme ! De plus, la nouvelle norme imposerait de réaliser les tests avec neuf médicaments, dont sept déterminés par la norme et deux au choix du fabricant, tandis que précédemment, le fabricant déterminait lui-même les médicaments à tester.
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| Quel est le temps d'attente pour laisser stabiliser le flux d'air de l'enceinte après l'introduction des mains dans la hotte ? |
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Dans notre guide de prévention Manipulation sécuritaire des médicaments dangereux, on indique qu'il faut laisser fonctionner la hotte au moins cinq minutes avant de travailler à l'intérieur si elle a été arrêtée (panne de courant par exemple). En revanche, en ce qui concerne le temps pour laisser le rideau d'air se stabiliser après l'introduction des mains dans la hotte, on recommande de patienter une minute (selon Biosafety in microbiological and biomedical laboratories, CDC/NIH, 5th ed, feb. 2007, Appendix A, section V).
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| Pouvez-vous fournir une référence écrite concernant la préparation de médicaments non cytotoxiques dans une hotte d'oncologie ? Par exemple, la préparation d'eprex dans la hotte d'oncologie pour un patient ayant de l'anémie et n'ayant pas de chimiothérapie ? |
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Dans l'exemple cité, il est mentionné que l'eprex est un médicament non cytotoxique pouvant être préparé sous une hotte d'oncologie sans la pharmacie pour un patient ayant de l'anémie et n'ayant pas de chimiothérapie. Nous nous sommes donc penchés sur les raisons qui pouvaient justifier de préparer ce médicament sous une hotte d'oncologie.
Le premier point à valider était de savoir si l'eprex était catégorisé comme médicament dangereux, quoique non cytotoxique, ce qui aurait pu légitimer une telle pratique. Nos recherches ont semblé démontrer le contraire puisque l'eprex ne fait pas partie de la liste du NIOSH pour les médicaments dangereux, ni de la mise à jour (non encore officielle) que proposera le NIOSH sous peu. La nature du médicament ne justifie donc pas une préparation sans une hotte d'oncologie en soi.
Ensuite, si on considère le principe de précaution et les principes de protection des patients, nous pouvons nous interroger sur les impacts d'une telle pratique sur une contamination possible du médicament par des résidus de médicaments dangereux et sur la contamination environnementale des surfaces de travail par les médicaments antinéoplasiques. Une décontamination complète de la hotte a-t-elle été effectuée avant et après la préparation de l'eprex ?
Finalement, selon nos recherches, la préparation de l'eprex doit se faire plutôt de façon stérile. En somme :
- si les médicaments préparés sont des médicaments non cytotoxiques et également considérés non dangereux, alors nous sommes d'avis que la préparation devrait se faire dans une zone appropriée, comme tout médicament non dangereux.
Cette question pourrait être rapportée au comité sur les médicaments dangereux, si un tel comité existe dans votre établissement, ou à qui de droit de manière à ce que cette pratique soit analysée et modifiée à la lumière de ces informations.
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